Ces trois frères ont, en 1994, pris la tête d'un clan de bandits. L'ainé est Jean-Claude Hornec dit « Eddy Mitchell » ou « Lounes », né en 1953. Le cadet est Mario Hornec, dit « le Corse » ou « le diplomate » né en 1958. Le benjamin est Marc Hornec dit « Forain », né en 1966. À la tête du clan, Marc a été soupçonné par la police parisienne de contrôler le milieu mafieux. Les trois frères sont fichés au grand banditisme.
Les trois frères ont recruté leur clan dans la famille. Le clan est soupçonné d'être impliqué dans diverses activités criminelles dans les années 1990 : braquages de fourgons, « saucissonnages », pillages d'entrepôts, machines à sous clandestines, corruption de fonctionnaires de police, meurtres, rackets de boîtes de nuit, de bars et de restaurants et divers trafics : or, jade, cocaïne, cannabis, ½uvres d'art, voitures de luxe etc... Ils ont été successivement arrêtés par la police entre 2006 et 2008.
L'histoire française de la famille Hornec commence avec l'installation du père Michel Hornec (1932 – vers 1970), un ferrailleur sans histoires, à Montreuil dans les années 1950. Ses trois fils, Jean-Claude, Mario et Marc développent le commerce de leur père qu'ils ont reçu en héritage et acquièrent une somptueuse villa en Provence, sur la côte méditerranéenne. Ce serait au début des années 1980 que leurs activités illégales auraient commencé : " C'est à Montreuil que sont découpées en morceaux les voitures ayant servi aux casses [...] C'est aussi à Montreuil, rue Ramenas, également qu'on commence à se fournir en voitures maquillées".
C'est dans le quartier de la Boissiére à Montreuil que les Hornec se font un nom. Ils évoluent sous la houlette de Claude "Le Gros" Genova qui vient du même quartier qu'eux. Après quelques affaires ensemble, les "H" décident de faire cavalier seul. C'est à ce moment qu'ils vont commencer à s'associer avec des personnes avec qui ils ont grandi: des maghrébins et des gitans. Cependant, les "H" sont souvent soupçonnés mais jamais pris la main dans le sac. Le même journaliste relève à Marianne que : "Si le banditisme était une famille, ce serait bien celle-là. Une communauté soudée; une tradition qui remonte aux origines mêmes du brigandage; une solidarité rare entre les hommes du clan. Tous les ingrédients semblent réunis pour constituer l'embryon d'une "Mafia", à commencer par le plus important : le territoire". L'aura des Hornec grandit depuis qu'on leur prête un pacte occulte entre "Manouches" et "Arabes". En effet, durant la fin des années 80 les trois frères Hornec s'associent à un clan mafieux marocain opérant dans la banlieue Est et Nord de Paris, le chef actuelle du clan, Rachid El ghazi dit "La Gachette" épousa Valérie Hornec petite soeur des trois "H". Ils eu eurent deux enfants Vanessa et Mehdi née en 1988. [4].Imposant le respect, même aux Corses, leur activité centrale à cette époque est le braquage. Leur noyau dur se compose d'une dizaine de jeunes, qui au fil des affaires commencent à prendre confiance et de l'importance. Mais leur ascension ne commence véritablement qu'en 1989.
Cette année-là, Genova est écroué pour un trafic portant sur plus de 200 voitures. Les "H" en profitent pour décupler leur activité. Ils s'associent avec de futurs grands noms du milieu parisien: Ihmed Mohieddine dit " Joe " et Nordine Mansouri dit " La Gelée " reprennent les affaires de Genova. Mais les difficultés se font sentir. C'est ainsi qu'un ami des manouches, Michel Thiry est tué en novembre 1993. Eric Pasquet, 32 ans, assassin de Thiry, est abattu en février 1994[5], suivi de Joël Guignon, tué le 12 juin à Nogent-sur-Marne. Le lendemain, c'est Féfé le Brochet qui tombe, suivi le même jour par 2 frères gitans proches des Hornec. Le 20 août, Genova a une permission. Le 22 août 1994, Claude Genova, 43 ans, dit " Le Gros " (1,80 m pour 103 kg de muscles), est assassiné d'une décharge de fusil de chasse dans le dos boulevard Gouvion-Saint-Cyr[5]. Il est tué par 2 truands indépendants de trois coups de fusil à pompe dans le dos. Il devait retrouver les " H " pour tenter de cesser les hostilités.
Suite à cela, les " H " réinvestissent l'argent des braquages des fourgons dans des bars, des restaurants et cinq boîtes de nuit et deviennent les rois des " nuits Raï " de toute la région parisienne. Le clan s'organise et investit dans le cannabis. Mais les ex-associés de Genova ne se laissent pas faire. C'est ainsi que dans la nuit du 23 au 24 mai 1995, deux des boîtes des frères gitans sont plastiquées à Évry et Andilly et un engin incendiaire est lancé à travers la vitre d'un restaurant du Perreux. Jean-Dominique Poletti, l'un des assassins de Genova, est assassiné à Boulogne-Billancourt le 3 août 1995. Son complice Kadda H dit Karim s'enfuit en Algérie. Les choses se calment alors pour un temps.
La famille Hornec est très vaste et les liens qui les unissent sont très forts. Outre les membres du clan, évalués à environ une trentaine de membres[7], le réseau comprend des bras droits supposés comme Abdelnour Mezouar, Joseph Menconi, de Corse, Rachid El Ghazi dit "La Gachette" beau-frère et lieutenant des trois gangsters. Abderrazak Benalla, Nordine Mansouri dit " La Gelée ", le surnommé " Ice " et Imed Mohieddine dit " Joe ". Ces deux derniers sont tombés pour extorsion de fonds en bande organisée. Ils sont, par ailleurs, amis de Samy Naceri[6]. La famille est composée aussi de leur mère Marinette et de leur s½ur Sonya. Mais ces dernières ne semblent ne pas être impliquées dans les affaires de leurs fils et frères respectifs.
L'argent des braquages, dont les Hornec sont soupçonnés des plus gros de ces 10 dernières années en Île de France, est investi dans les machines à sous clandestines, bars à hôtesses des quartiers chic de la capitale. Les investissements sont dirigés par le chef du clan, Marc Hornec, le benjamin. Jean-Claude Hornec, dit " Eddy Mitchell ", lui se tient à distance des affaires. En sa qualité d'aîné, il est le " Conseil " de la famille. Rien ne se fait sans son assentiment. Marc Hornec se considère, quant à lui, victime d'un acharnement judiciaire. Il se disait en pleine dépression à la manière d'un Tony Soprano, ce qui a eu le don d'irriter ses proches. À tel point que, fin 1990, des policiers en civil, en planque rue Ramenas, furent pourchassés pour être passés à tabac. Ils se réfugièrent in extremis au 36, quai des Orfèvres, à Paris. Son ascension a failli être stoppée net, en 1995. Marc, qui était recherché pour un trafic de stupéfiants, força un barrage, à Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes), où il possède une luxueuse villa. Il parvint à s'enfuir. En 1997, Marc Hornec dit " Le Forain " est arrêté dans un hôtel d'Eurodisney par des policiers déguisés en " Mickey ". La perquisition qui s'ensuivit permit la découverte, dans un box lui appartenant, de 550 kilos de cannabis. Il fut condamné à 5 ans de prison dans cette affaire.
À la fin des années 1990, les H décidèrent de se lancer dans les machines à sous. Leur but était de récupérer le quartier de l'Étoile et des Champs-Élysées appelé " Le Triangle d'Or ". Mais un homme les en empêche : Francis Le Belge. Ce dernier pourrait avoir été abattu pour ces raisons dans un bar très sélect du VIIIéme arrondissement le 25 septembre 2000[4].
Depuis, ils semblent tenir le haut du pavé et les trois frères Hornec ont une réputation impitoyable. Les policiers les soupçonnent d'avoir participé aux plus gros braquages de ces dernières années, et d'être, en plus, derrière plusieurs règlements de comptes à Paris ou en banlieue : Farid Sanaa, dit l'"Écureuil", place des Ternes, le 19 octobre 1999, Antonio Lages, dit le "Portugais", peu de temps après, abattu de deux décharges de fusil de chasse avenue George-V, Djilalai Zitouni meurt le 21 juillet 2001 à Gennevilliers. Puis, c'est au tour de Patrice Roma d'être abattu en décembre 2001, dans le XIe arrondissement. Les Hornec sont également soupçonnés d'avoir collaboré avec Antonio Ferrara, et peut-être même d'avoir participé à l'évasion de ce dernier en mars 2003.
Depuis 2000/2001, après avoir subi une véritable hécatombe (pas moins de 100 morts entre 1995 et 2000, dont vingt à Paris pour la seule année 2000 !), le Milieu français connaît une relative " accalmie " tandis que les Hornec semblent prospérer.
Les trois frères ont apparemment le bras long. Ils semblent en tout cas très au courant des enquêtes les concernant. Il est apparu dans certaines affaires que certains policiers " ripoux " les renseignaient. Officiellement, les Hornec sont de simples forains. Leurs avocats Giraud, Liénard et le fameux Karim Achoui leur sont d'une grande utilité pour conserver un casier bien léger.
Marc Hornec est de nouveau mis en examen et est incarcéré le 19 décembre 2002, pour un " vol à main armée et association de malfaiteurs " dans une affaire portant sur le braquage de plusieurs lingots d'or commis le 11 juin 1999 à Paris, sur quatre Algériens venus changer de l'argent en or. Il est mis en cause par une écoute téléphonique. Mais il est libéré le 30 janvier 2003 pour vice de procédure. La décision est contestée par les syndicats de policier.
Mais au printemps 2003, un juge grenoblois découvre l'implication présumée de Marc Hornec " Le Forain " dans une agression à main armée commise dans la nuit du 9 au 10 décembre 2002 dans l'Isère en compagnie d'un autre comparse non identifié, Lors de cette nuit, un commando de sept ou huit individus s'introduit au domicile d'un couple, ils menottent les occupants des lieux, et repartent en emportant des bijoux de valeur et des diamants pour une valeur totale d'environ 60 000 ¤.
En cavale depuis le 14 août 2003, Marc Hornec et sa femme sont officiellement inscrits au Fichier des personnes recherchées (le " FPR "), en vertu d'un mandat d'arrêt délivré le même jour par un juge de Grenoble. Sa présence est tour à tour signalée sur la Côte d'Azur, à Nice, à Menton, en Savoie, à Courchevel ou encore à Paris.
En mars 2004, Marc Hornec est finalement arrêté par les gendarmes d'élite du GIGN, avant d'être remis en liberté trois mois plus tard.
Jean-Claude Hornec dit " Eddy Mitchell " est, quant à lui, inculpé dans une affaire de tableaux volés avec six autres personnes arrêtées en 2002 et 2003, dont trois ont des liens de parenté avec lui (Fabrice, Jacques et Thierry Hornec, neveux et cousins). De plus, cette bande est aussi soupçonnée de nombreux " saucissonages ", aussi violents qu'intelligemment montés, effectués en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Champagne-Ardenne, d'un vaste trafic de voitures de luxe volées sur les autoroutes et du hold-up de l'hôtel des ventes de Fontainebleau (800 000 ¤ de joyaux dérobés).
Le territoire des Hornec se compose de six pavillons rue Ramenas flanqués de quatre caravanes. Ce territoire, constamment surveillé par des guetteurs recrutés dans les cités avoisinantes, est réputé être un camp retranché imprenable. Depuis, les frères Hornec semblent avoir tout fait pour justifier leur réputation. Les policiers chargés de les surveiller évoquent avec admiration la dynastie familiale.
Mario et Jean-Marc Hornec ont eu, pendant longtemps, un casier judiciaire vierge malgré leurs activités illégales supposées.
Mais leurs impunités semblent, depuis quelques années, mises à mal. En effet, Mario et Jean-Claude Hornec ont été écroués le 15 novembre 2006 pour « importation, détention et cession de stupéfiants en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Le trafic porte sur 136 kilos de cocaïne en provenance de cartels colombiens . Les policiers de l'OCRTIS, par l'intermédiaire d'un enquêteur, vont pénétrer le réseau, comme le permet la loi Perben II.
Marc Hornec, quant à lui, est finalement arrêté par la gendarmerie le 28 février 2008 à L'Isle-Adam, dans le Val-d'Oise. Son arrestation s'est déroulée en douceur, dans un campement de gens du voyage par les gendarmes du GIGN et de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Il était en compagnie de sa femme et de son fils Franck. Marc Hornec, lui et plusieurs membres de sa famille, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour « vols par ruse sur des personnes en état de faiblesse » et « association de malfaiteurs » durant la période 2000/2002. Concrètement, ils sont soupçonnés d'avoir commis des vols avec armes et en fausse qualité en Picardie au domicile de personnes âgées, des vols de voitures haut de gamme mais aussi la séquestration d'un couple fortuné dans l'Isère. En 2002, le comédien Dany Boon fut l'une de leurs victimes au cours d'un vol commis à la fausse qualité de policiers sur l'autoroute A1. Marc Hornec était en fuite depuis 2004. Son fils, Frankie, était aussi sous le coup d'un mandat d'arrêt pour recel. Ce dernier sera relâché à l'issue de sa garde-à-vue..
Mercredi 23 avril, c'est une partie du clan Hornec qui comparaît devant le tribunal correctionnel d'Amiens pour les faits cités précedemment[13]. Tout d'abord, Marc Hornec et son frère Jean-Claude, puis leurs cousins et neveux Mehdi, Fabrice, David et Jimmy Hornec, ainsi que les beaux-frères des deux premiers Marc Chainay et Enrique Gimenez sont poursuivis. Enfin la compagne de Marc Hornec, Lydia Chainay est également poursuivie.
Cet ultime rebondissement semble marquer la fin de la saga des Hornec.
Le 31 août 2008, Frankie Hornec, 19 ans, est arrêté dans le sud de la France à la sortie d'un centre commercial de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes). Interpellé par les gendarmes de l'office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), secondés par des policiers Cannois, Franckie Hornec a été déféré au parquet de Grasse avant d'être écroué.
Marcus Hornec, 20 ans à peine, recherché pour « extorsion de fonds », « faux et usage de faux », et « blanchiment » est arrêté par la police judiciaire. Marcus est le fils de Marc Hornec, le benjamin des frères Hornec. Marcus est écroué à la prison de Fleury-Mérogis.
Steve Hornec (né en 1979), un cousin germain des frères, a été arrêté en janvier 2006 dans une affaire de cercles de jeux clandestins en Seine-Saint-Denis.
Steve Hornec a été arrêté avec une trentaine de personnes interpellées au cours d'une vaste opération de police visant des cercles de jeu clandestins dans la Seine-Saint-Denis, et conduite par la brigade de recherche et d'investigations financières (BRIF), du lundi 16 au mercredi 18 janvier 2006[16].
Le résultat est présenté comme une illustration des nouvelles méthodes de lutte contre le grand banditisme, consistant à s'attaquer aux « voyous » par le volet financier.
( Par wikipédia )









rincé, Posté le mardi 30 août 2011 17:38
le palmares des hornec sa c'est du lourd dire ke c'est les cousins a mon pere