Skyrock.com
  • ACCUEIL
  • BLOG
  • PROFIL
  • CHAT
  • Musique
  • Sources
  • Vidéos
  • Waka
  • Groupes
  • Cadeaux
  • Facebook
  • Connecte-toi
  • Crée ton blog

  • Blog
  • Profil

Blog de Bizness-Bleu-Blanc-Rouge

Photo de Bizness-Bleu-Blanc-Rouge

Bizness-Bleu-Blanc-Rouge

Description :

La réalite Française c'est ici comme partout ailleurs.
Respect aux générations sacrifiées !

  • Ajouter à mes amis
  • Bloquer
  • Devenir fan

Ses Honneurs (4)

  • Visit 1000
  • Anniv' 1 an
  • Jason
  • Post 10

» Suite

Son profil

Profil de Bizness-Bleu-Blanc-Rouge
Bizness-Bleu-Blanc-Rouge14 ans
France

RSS

Signaler un abus

Infos

  • Création : 19/06/2010 à 06:03
  • Mise à jour : 17/05/2011 à 14:29
  • 20 articles
  • 8 commentaires
  • 4 amis

Ses archives (20)

  • LES REGLEMENTS DE COMPTES EXPLOSENT
  • GRENOBLE
  • LE GRAND BANDITISME DANS LES CITES
  • LES NOUVEAUX CAÏDS

» Suite

Ses amis (4)

  • c9m2011c9m2011
    22 ans
    France France
  • FoOt-bAll--pr0FoOt-bAll--pr0
    16 ans
    queven - Morbihan (56)
    France France
  • lequipe-Skyrocklequipe-Skyrock
    20 ans
    Paris
    France France

» Suite

Liens Skyrock Publicité

Design by Bizness-Bleu-Blanc-Rouge

LES FRERES HORNEC

Jean-Claude, Mario et Marc Hornec, ou les frères Hornec sont trois figures du grand banditisme français. Ils ont été surnommés « les H »[1]. Ils sont trois frères yéniches [réf. nécessaire] sédentarisés originaires d'Allemagne et installés à Montreuil-sous-Bois en Seine-Saint-Denis.

Ces trois frères ont, en 1994, pris la tête d'un clan de bandits. L'ainé est Jean-Claude Hornec dit « Eddy Mitchell » ou « Lounes », né en 1953. Le cadet est Mario Hornec, dit « le Corse » ou « le diplomate » né en 1958. Le benjamin est Marc Hornec dit « Forain », né en 1966. À la tête du clan, Marc a été soupçonné par la police parisienne de contrôler le milieu mafieux. Les trois frères sont fichés au grand banditisme.

Les trois frères ont recruté leur clan dans la famille. Le clan est soupçonné d'être impliqué dans diverses activités criminelles dans les années 1990 : braquages de fourgons, « saucissonnages », pillages d'entrepôts, machines à sous clandestines, corruption de fonctionnaires de police, meurtres, rackets de boîtes de nuit, de bars et de restaurants et divers trafics : or, jade, cocaïne, cannabis, ½uvres d'art, voitures de luxe etc... Ils ont été successivement arrêtés par la police entre 2006 et 2008.


L'histoire française de la famille Hornec commence avec l'installation du père Michel Hornec (1932 – vers 1970), un ferrailleur sans histoires, à Montreuil dans les années 1950. Ses trois fils, Jean-Claude, Mario et Marc développent le commerce de leur père qu'ils ont reçu en héritage et acquièrent une somptueuse villa en Provence, sur la côte méditerranéenne. Ce serait au début des années 1980 que leurs activités illégales auraient commencé : " C'est à Montreuil que sont découpées en morceaux les voitures ayant servi aux casses [...] C'est aussi à Montreuil, rue Ramenas, également qu'on commence à se fournir en voitures maquillées".

C'est dans le quartier de la Boissiére à Montreuil que les Hornec se font un nom. Ils évoluent sous la houlette de Claude "Le Gros" Genova qui vient du même quartier qu'eux. Après quelques affaires ensemble, les "H" décident de faire cavalier seul. C'est à ce moment qu'ils vont commencer à s'associer avec des personnes avec qui ils ont grandi: des maghrébins et des gitans. Cependant, les "H" sont souvent soupçonnés mais jamais pris la main dans le sac. Le même journaliste relève à Marianne que : "Si le banditisme était une famille, ce serait bien celle-là. Une communauté soudée; une tradition qui remonte aux origines mêmes du brigandage; une solidarité rare entre les hommes du clan. Tous les ingrédients semblent réunis pour constituer l'embryon d'une "Mafia",­ à commencer par le plus important : le territoire". L'aura des Hornec grandit depuis qu'on leur prête un pacte occulte entre "Manouches" et "Arabes". En effet, durant la fin des années 80 les trois frères Hornec s'associent à un clan mafieux marocain opérant dans la banlieue Est et Nord de Paris, le chef actuelle du clan, Rachid El ghazi dit "La Gachette" épousa Valérie Hornec petite soeur des trois "H". Ils eu eurent deux enfants Vanessa et Mehdi née en 1988. [4].Imposant le respect, même aux Corses, leur activité centrale à cette époque est le braquage. Leur noyau dur se compose d'une dizaine de jeunes, qui au fil des affaires commencent à prendre confiance et de l'importance. Mais leur ascension ne commence véritablement qu'en 1989.

Cette année-là, Genova est écroué pour un trafic portant sur plus de 200 voitures. Les "H" en profitent pour décupler leur activité. Ils s'associent avec de futurs grands noms du milieu parisien: Ihmed Mohieddine dit " Joe " et Nordine Mansouri dit " La Gelée " reprennent les affaires de Genova. Mais les difficultés se font sentir. C'est ainsi qu'un ami des manouches, Michel Thiry est tué en novembre 1993. Eric Pasquet, 32 ans, assassin de Thiry, est abattu en février 1994[5], suivi de Joël Guignon, tué le 12 juin à Nogent-sur-Marne. Le lendemain, c'est Féfé le Brochet qui tombe, suivi le même jour par 2 frères gitans proches des Hornec. Le 20 août, Genova a une permission. Le 22 août 1994, Claude Genova, 43 ans, dit " Le Gros " (1,80 m pour 103 kg de muscles), est assassiné d'une décharge de fusil de chasse dans le dos boulevard Gouvion-Saint-Cyr[5]. Il est tué par 2 truands indépendants de trois coups de fusil à pompe dans le dos. Il devait retrouver les " H " pour tenter de cesser les hostilités.

Suite à cela, les " H " réinvestissent l'argent des braquages des fourgons dans des bars, des restaurants et cinq boîtes de nuit et deviennent les rois des " nuits Raï " de toute la région parisienne. Le clan s'organise et investit dans le cannabis. Mais les ex-associés de Genova ne se laissent pas faire. C'est ainsi que dans la nuit du 23 au 24 mai 1995, deux des boîtes des frères gitans sont plastiquées à Évry et Andilly et un engin incendiaire est lancé à travers la vitre d'un restaurant du Perreux. Jean-Dominique Poletti, l'un des assassins de Genova, est assassiné à Boulogne-Billancourt le 3 août 1995. Son complice Kadda H dit Karim s'enfuit en Algérie. Les choses se calment alors pour un temps.

La famille Hornec est très vaste et les liens qui les unissent sont très forts. Outre les membres du clan, évalués à environ une trentaine de membres[7], le réseau comprend des bras droits supposés comme Abdelnour Mezouar, Joseph Menconi, de Corse, Rachid El Ghazi dit "La Gachette" beau-frère et lieutenant des trois gangsters. Abderrazak Benalla, Nordine Mansouri dit " La Gelée ", le surnommé " Ice " et Imed Mohieddine dit " Joe ". Ces deux derniers sont tombés pour extorsion de fonds en bande organisée. Ils sont, par ailleurs, amis de Samy Naceri[6]. La famille est composée aussi de leur mère Marinette et de leur s½ur Sonya. Mais ces dernières ne semblent ne pas être impliquées dans les affaires de leurs fils et frères respectifs.

L'argent des braquages, dont les Hornec sont soupçonnés des plus gros de ces 10 dernières années en Île de France, est investi dans les machines à sous clandestines, bars à hôtesses des quartiers chic de la capitale. Les investissements sont dirigés par le chef du clan, Marc Hornec, le benjamin. Jean-Claude Hornec, dit " Eddy Mitchell ", lui se tient à distance des affaires. En sa qualité d'aîné, il est le " Conseil " de la famille. Rien ne se fait sans son assentiment. Marc Hornec se considère, quant à lui, victime d'un acharnement judiciaire. Il se disait en pleine dépression à la manière d'un Tony Soprano, ce qui a eu le don d'irriter ses proches. À tel point que, fin 1990, des policiers en civil, en planque rue Ramenas, furent pourchassés pour être passés à tabac. Ils se réfugièrent in extremis au 36, quai des Orfèvres, à Paris. Son ascension a failli être stoppée net, en 1995. Marc, qui était recherché pour un trafic de stupéfiants, força un barrage, à Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes), où il possède une luxueuse villa. Il parvint à s'enfuir. En 1997, Marc Hornec dit " Le Forain " est arrêté dans un hôtel d'Eurodisney par des policiers déguisés en " Mickey ". La perquisition qui s'ensuivit permit la découverte, dans un box lui appartenant, de 550 kilos de cannabis. Il fut condamné à 5 ans de prison dans cette affaire.

À la fin des années 1990, les H décidèrent de se lancer dans les machines à sous. Leur but était de récupérer le quartier de l'Étoile et des Champs-Élysées appelé " Le Triangle d'Or ". Mais un homme les en empêche : Francis Le Belge. Ce dernier pourrait avoir été abattu pour ces raisons dans un bar très sélect du VIIIéme arrondissement le 25 septembre 2000[4].

Depuis, ils semblent tenir le haut du pavé et les trois frères Hornec ont une réputation impitoyable. Les policiers les soupçonnent d'avoir participé aux plus gros braquages de ces dernières années, et d'être, en plus, derrière plusieurs règlements de comptes à Paris ou en banlieue : Farid Sanaa, dit l'"Écureuil", place des Ternes, le 19 octobre 1999, Antonio Lages, dit le "Portugais", peu de temps après, abattu de deux décharges de fusil de chasse avenue George-V, Djilalai Zitouni meurt le 21 juillet 2001 à Gennevilliers. Puis, c'est au tour de Patrice Roma d'être abattu en décembre 2001, dans le XIe arrondissement. Les Hornec sont également soupçonnés d'avoir collaboré avec Antonio Ferrara, et peut-être même d'avoir participé à l'évasion de ce dernier en mars 2003.

Depuis 2000/2001, après avoir subi une véritable hécatombe (pas moins de 100 morts entre 1995 et 2000, dont vingt à Paris pour la seule année 2000 !), le Milieu français connaît une relative " accalmie " tandis que les Hornec semblent prospérer.

Les trois frères ont apparemment le bras long. Ils semblent en tout cas très au courant des enquêtes les concernant. Il est apparu dans certaines affaires que certains policiers " ripoux " les renseignaient. Officiellement, les Hornec sont de simples forains. Leurs avocats Giraud, Liénard et le fameux Karim Achoui leur sont d'une grande utilité pour conserver un casier bien léger.

Marc Hornec est de nouveau mis en examen et est incarcéré le 19 décembre 2002, pour un " vol à main armée et association de malfaiteurs " dans une affaire portant sur le braquage de plusieurs lingots d'or commis le 11 juin 1999 à Paris, sur quatre Algériens venus changer de l'argent en or. Il est mis en cause par une écoute téléphonique. Mais il est libéré le 30 janvier 2003 pour vice de procédure. La décision est contestée par les syndicats de policier.

Mais au printemps 2003, un juge grenoblois découvre l'implication présumée de Marc Hornec " Le Forain " dans une agression à main armée commise dans la nuit du 9 au 10 décembre 2002 dans l'Isère en compagnie d'un autre comparse non identifié, Lors de cette nuit, un commando de sept ou huit individus s'introduit au domicile d'un couple, ils menottent les occupants des lieux, et repartent en emportant des bijoux de valeur et des diamants pour une valeur totale d'environ 60 000 ¤.

En cavale depuis le 14 août 2003, Marc Hornec et sa femme sont officiellement inscrits au Fichier des personnes recherchées (le " FPR "), en vertu d'un mandat d'arrêt délivré le même jour par un juge de Grenoble. Sa présence est tour à tour signalée sur la Côte d'Azur, à Nice, à Menton, en Savoie, à Courchevel ou encore à Paris.

En mars 2004, Marc Hornec est finalement arrêté par les gendarmes d'élite du GIGN, avant d'être remis en liberté trois mois plus tard.

Jean-Claude Hornec dit " Eddy Mitchell " est, quant à lui, inculpé dans une affaire de tableaux volés avec six autres personnes arrêtées en 2002 et 2003, dont trois ont des liens de parenté avec lui (Fabrice, Jacques et Thierry Hornec, neveux et cousins). De plus, cette bande est aussi soupçonnée de nombreux " saucissonages ", aussi violents qu'intelligemment montés, effectués en Picardie, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Champagne-Ardenne, d'un vaste trafic de voitures de luxe volées sur les autoroutes et du hold-up de l'hôtel des ventes de Fontainebleau (800 000 ¤ de joyaux dérobés).

Le territoire des Hornec se compose de six pavillons rue Ramenas flanqués de quatre caravanes. Ce territoire, constamment surveillé par des guetteurs recrutés dans les cités avoisinantes, est réputé être un camp retranché imprenable. Depuis, les frères Hornec semblent avoir tout fait pour justifier leur réputation. Les policiers chargés de les surveiller évoquent avec admiration la dynastie familiale.

Mario et Jean-Marc Hornec ont eu, pendant longtemps, un casier judiciaire vierge malgré leurs activités illégales supposées.

Mais leurs impunités semblent, depuis quelques années, mises à mal. En effet, Mario et Jean-Claude Hornec ont été écroués le 15 novembre 2006 pour « importation, détention et cession de stupéfiants en bande organisée » et « association de malfaiteurs ». Le trafic porte sur 136 kilos de cocaïne en provenance de cartels colombiens . Les policiers de l'OCRTIS, par l'intermédiaire d'un enquêteur, vont pénétrer le réseau, comme le permet la loi Perben II.

Marc Hornec, quant à lui, est finalement arrêté par la gendarmerie le 28 février 2008 à L'Isle-Adam, dans le Val-d'Oise. Son arrestation s'est déroulée en douceur, dans un campement de gens du voyage par les gendarmes du GIGN et de l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante. Il était en compagnie de sa femme et de son fils Franck. Marc Hornec, lui et plusieurs membres de sa famille, faisait l'objet d'un mandat d'arrêt pour « vols par ruse sur des personnes en état de faiblesse » et « association de malfaiteurs » durant la période 2000/2002. Concrètement, ils sont soupçonnés d'avoir commis des vols avec armes et en fausse qualité en Picardie au domicile de personnes âgées, des vols de voitures haut de gamme mais aussi la séquestration d'un couple fortuné dans l'Isère. En 2002, le comédien Dany Boon fut l'une de leurs victimes au cours d'un vol commis à la fausse qualité de policiers sur l'autoroute A1. Marc Hornec était en fuite depuis 2004. Son fils, Frankie, était aussi sous le coup d'un mandat d'arrêt pour recel. Ce dernier sera relâché à l'issue de sa garde-à-vue..

Mercredi 23 avril, c'est une partie du clan Hornec qui comparaît devant le tribunal correctionnel d'Amiens pour les faits cités précedemment[13]. Tout d'abord, Marc Hornec et son frère Jean-Claude, puis leurs cousins et neveux Mehdi, Fabrice, David et Jimmy Hornec, ainsi que les beaux-frères des deux premiers Marc Chainay et Enrique Gimenez sont poursuivis. Enfin la compagne de Marc Hornec, Lydia Chainay est également poursuivie.

Cet ultime rebondissement semble marquer la fin de la saga des Hornec.

Le 31 août 2008, Frankie Hornec, 19 ans, est arrêté dans le sud de la France à la sortie d'un centre commercial de Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes). Interpellé par les gendarmes de l'office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI), secondés par des policiers Cannois, Franckie Hornec a été déféré au parquet de Grasse avant d'être écroué.

Marcus Hornec, 20 ans à peine, recherché pour « extorsion de fonds », « faux et usage de faux », et « blanchiment » est arrêté par la police judiciaire. Marcus est le fils de Marc Hornec, le benjamin des frères Hornec. Marcus est écroué à la prison de Fleury-Mérogis.

Steve Hornec (né en 1979), un cousin germain des frères, a été arrêté en janvier 2006 dans une affaire de cercles de jeux clandestins en Seine-Saint-Denis.

Steve Hornec a été arrêté avec une trentaine de personnes interpellées au cours d'une vaste opération de police visant des cercles de jeu clandestins dans la Seine-Saint-Denis, et conduite par la brigade de recherche et d'investigations financières (BRIF), du lundi 16 au mercredi 18 janvier 2006[16].

Le résultat est présenté comme une illustration des nouvelles méthodes de lutte contre le grand banditisme, consistant à s'attaquer aux « voyous » par le volet financier.



( Par wikipédia )
​ 0 | 3 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.228) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 19 juin 2010 06:19

Modifié le mardi 22 juin 2010 11:05

FARID BERRAHMA

L'assassinat de Farid Berrahma, l'une des figures du milieu marseillais, porte, selon les observateurs, la marque d'une vendetta venue de Corse. Le décor, lui, ne change pas. Les vieux démons de Marseille alimentent toujours la chronique de cette ville qui tente d'échapper à sa réputation. Parmi ces dérives phocéennes, les relations avec la Mafia sicilienne et les liens troubles de certains policiers avec les hommes politiques. Dernières nouvelles du front.

A 39 ans, Farid Berrahma n'affiche pas la distance aristocratique d'un Francis Vanverberghe, feu le Belge, le parrain qui régna sur Marseille avant d'être abattu dans un PMU parisien, en septembre 2000. Il collectionne les surnoms comme d'autres les médailles: «L'Indien», en référence à ses longs cheveux bouclés. «Gremlins», pour sa propension à la crise de nerfs après quelques lignes de coke. «Le Barbecue», puisque, dit-on, il prend plaisir à mettre le feu au cadavre de ses victimes. En 1999, il n'échappe pas au retour de flamme. Une nouvelle guerre s'est déclarée avec ses anciens associés, les frères Fuentès, issus comme lui de Salon-de-Provence.

Berrahma, lui, trouve asile dans le grand Sud espagnol, la Costa del Sol. On le soupçonne de contrôler la route du cannabis des collines andalouses jusqu'aux cités des quartiers Nord de Marseille. Farid participerait également à un trafic international de cocaïne entre le Venezuela, l'Espagne et la Côte d'Azur. Des écoutes réalisées en France, dans le cadre d'une opération ultrasensible, baptisée «Topaze», montrent que les associés de Berrahma redoutent son manque de diplomatie. «Si on l'écoutait, celui-là, il faudrait tuer tout le monde», se plaint ainsi Antoine Cossu au téléphone... On craint de nouvelles «bouillabaisses», des assassinats dans le jargon de la bande. En suivant la trace de sa fille, scolarisée près de Malaga, les policiers interpellent enfin Berrahma, à Torremolinos, le 30 novembre 2001. Il ne sera extradé en France qu'en 2004. Pendant sa mise au vert en Espagne, il a été condamné à dix ans d'emprisonnement. «Chaque fois que je l'ai défendu, il s'est montré d'une parfaite courtoisie envers les magistrats», se souvient l'un de ses avocats, Me Frédéric Monneret, l'un des meilleurs connaisseurs du milieu, qui parvient à faire annuler la procédure pour vice de forme.

Reste l'affaire Topaze, celle du trafic international de coke. Judiciairement, Berrahma n'y joue qu'un second rôle, ce qui lui permet d'obtenir une remise en liberté sous contrôle judiciaire. Au mois d'août 2005, Farid Berrahma vit son retour de l'île d'Elbe: l'empereur des machines à sous et de la came compte bien reprendre son fief. Son contrôle judiciaire lui impose de pointer régulièrement à l'Evêché, le commissariat central de Marseille. Mais il craint d'être pris dans une fusillade dans les ruelles qui jouxtent le bâtiment. Ses avocats obtiennent donc sa mise à l'abri, en Haute-Savoie: Farid pointe désormais à la tranquille brigade de gendarmerie de Seynod...

Lorsqu'il passe à Marseille pour affaires, il choisit la discrète brasserie Les Marronniers comme quartier général. Ainsi, le 4 avril, il est attablé avec deux «amis» devant le téléviseur qui retransmet Milan AC/Lyon. Il ne connaîtra jamais l'épilogue de la rencontre: il est éliminé vers 21 h 30. Huit hommes, cagoulés et puissamment armés, se ruent hors d'une Audi et d'une BMW, et ouvrent le feu vers la tablée. Berrahma plonge derrière le comptoir: Poursuivi, il n'a pas le temps de dégainer le pistolet automatique Glock qu'il garde au creux des reins, il se fait descendre, touché par 14 balles de projectiles. Ses deux amis sont également criblés de balles.




Trois règlements de compte en quatre jours, pour cinq morts. Marseille et sa région ont eu un coup de chaud la semaine dernière. Depuis, la police judiciaire décrypte : le premier (Berrahma et ses deux potes) et le deuxième (Filippi) pourraient être liés, mais «tout cela reste encore hypothétique». Un drame en six actes .

1. La mort de Roch, la mort de trop ?

Le 23 mars, le 4x4 Mercedes de Roch Colombani se prend 60 impacts de kalach, près de l'aéroport de Marignane. «Exécution spectaculaire et barbare, goutte d'eau qui fait déborder le vase», selon Gérard Guilpain, patron du SRPJ. Auparavant, Roch aurait envoyé Farid Berrahma balader pour une histoire de machines à sous. Selon la PJ, Farid aurait fait buter Roch, «pensant l'écarter comme les autres, mauvaise limonade».

2. L'anniversaire

A l'enterrement de l'ami Roch, ses potes bastiais, certains réputés proches de la bande de la Brise de mer, font le déplacement. Un message ? Autant que la date du 4 avril. Ce jour-là, Roch aurait dû fêter son anniversaire. Ce jour-là, Farid Berrahma mange du plomb en doses léthales, 14 impacts, à la brasserie des Marronniers, à Marseille. «Berrahma a été balancé, note un flic. Nous aussi, on le cherchait. Le commando a eu un meilleur tuyau. Les voyous sont parfois plus efficaces...»

3. D'où sortait Farid ?

De prison. A l'été 2005. Mais sa carrière dans la voyoucratie respectée démarre, selon un policier, vers 1997-1998. Selon un enquêteur, Farid était un «caïd sanguinaire, un fêlé. Il est craint car on sait qu'au moindre mot, il tue. Sa spécialité, c'est le règlement de comptes.» Les policiers lui en imputent «dix prouvables, comme auteur ou commanditaire». Voire plus, «jusqu'à 20 ou 25». Il se fritte un moment avec les frères Fuentes. Dans ce combat, deux de ses potes se font descendre, le 21 novembre 2 000, devant le Primotel de Vitrolles, puis rôtir dans leur voiture. Farid aurait ensuite appliqué cette méthode par vengeance, y gagnant le surnom de «rôtisseur». Serge Fuentes passe ainsi au «barbecue», onze mois plus tard.

4. La fin du clan Berrahma ?

Deux de ses proches sont morts aux Marronniers. Un troisième est dans la nature, recherché. «Dans son intérêt, il vaudrait mieux qu'on le trouve en premier», dit un enquêteur. Le clan peut-il riposter ? Les flics en doutent : «Ses proches doivent beaucoup plus penser à sauver leur peau qu'à le venger. C'est la fin de leur équipe.» La PJ constate : «L'acte de vengeance a assaini l'étang de Berre (1). Ça nous facilite le travail.»

5. Une fille tueuse ?

Le 6 avril, Michel Filippi, voyou de bonne tenue, se fait dézinguer devant la Timone, à Marseille. Les témoins voient une femme tueuse. «La plupart des témoignages concordent, dit un enquêteur. Mais on n'est sûrs de rien.» Filippi a pu être lié à Berrahma. Les enquêteurs cherchent : «On vérifie, ce n'est pas établi.»

6. Un kilo de cocaïne sur le parking ?

Le 7 avril, Abderamine Rerbal est tué à Bouc-Bel-Air, près du magasin Décathlon. A priori, pas de rapport avec Berrahma. Dans sa voiture, un kilo de cocaïne. «S'il a un rendez-vous pour la came, le gars qui le flingue prend la came», note un policier. Les tueurs l'ont laissée. Peut-être ne savaient-ils pas?

Les Bouches-du-Rhône (13), l'autre centre historique du Milieu
Pour beaucoup, Marseille est LA capitale de la Pègre. Il n'en est en vérité rien, Paris et sa région cultivant depuis toujours une place de premier plan. Il est en revanche indéniable que la cité phocéenne ait un long passé criminel, qu'il s'agisse des "nervis" du début du XXe siècle ou de l'âge d'or de la French Connection (1965-1973).

Ville multi-ethnique, son Milieu se devait de l'être lui aussi : Corses, Italiens, Gitans, Pieds-Noirs, Arabes, Comoriens, Arméniens... Des quartiers populaires tels que Le Panier et la Belle-de-Mai ont fournit à la ville nombre de beaux voyous, tandis que le quartier de l'Opéra a longtemps été le territoire de la crème du Milieu. Mais depuis une quinzaine d'années c'est plutôt du côté des quartiers nord qu'il faut se tourner, avec des cités comme Fontvert (14e), la Castellane (16e), la Solidarité (15e), les Micocouliers (14e), ou encore la Cayolle (au sud, dans le 9e). Le bizness y est géré par des mecs surtout originaires d'Afrique du Nord, mais pas seulement puisqu'on compte aussi bon nombre de Gitans, des Comoriens, et des types d'un peu partout d'une manière générale. Dans tout le département se côtoient ainsi à la fois les équipes de cités, les "tradis" venus du braquage, et les Corses, très en vue depuis une dizaine d'années.

Le reste des Bouches-du-Rhone compte également d'autres coins à haute densité criminelle : la zone de l'Etang de Berre (Martigues, Istres, Port-de-Bouc, Fos...) où le bizness des machines à sous a fait des ravages, Salon-de-Provence d'où sont originaires un certain nombre d'équipes, ou encore Gardanne qui est également bien pourvue. Il ne faut pas non plus oublier Aix-en-Provence et ses alentours, où les voyous dépensent leur argent, placent des machines et investissent dans les bars, les boîtes de nuit et les restaurants.

Quelques figures de ce département: Tany Zampa, Francis "le Belge" Vanverberghe, Jean Toci, Roland Cassone, Ahmed Otmane, Farid Berrhama.

​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.228) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 19 juin 2010 06:27

Modifié le dimanche 20 juin 2010 14:23

GRENOBLE

GRENOBLE MEURTRE À LA MAISON D'ARRÊT
Une soirée sous haute tension !

La tension était palpable, hier soir, aux abords de la maison d'arrêt de Grenoble-Varces où l'impensable s'est produit vers 17 heures.
Alors qu'ils se trouvaient dans la cour de promenade, deux détenus ont été touchés par des balles tirées par un sniper, lequel s'était posté à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire . Sghaïr Lamiri un Fontainois âgé d'une trentaine d'années, récemment condamné à huit ans d'emprisonnement pour une série de braquages commis entre 2001 et 2002 a été mortellement touché.
Le second détenu visé par le sniper -et évacué vers 18h 15 par le Samu en direction du CHU de Grenoble-La Tronche sous escorte des gendarmes- serait Nordine Agaguena , qui était en détention provisoire et attendait de comparaître devant la justice pour une affaire d'infraction à la législation sur les stupéfiants. Il avait semble-t-il été interpellé dans le sud de l'Espagne avec une très forte somme d'argent par les gendarmes.


Une "première" en France !

Cet assassinat semble s'inscrire dans la série de règlements de comptes qui sevit depuis le 11 février 2007 dans l'agglomération grenobloise.
L'événement d'hier soir a provoqué un début d'emeute dans l'établissement pénitentiaire où plusieurs détenus ont refusé de regagner leur cellule et sont allés jusqu'à allumer des feux en plusieurs endroits. À l'extérieur, l'ambiance n'était pas moins tendue : de nombreuses personnes familles ou amis de détenus sont venues se masser devant les grilles pour avoir des nouvelles de leurs proches et manifester leur indignation. « J'ai vu ça à la télé et je suis très inquiet ! Comment c'est possible ? Mon fils de 23 ans est incarcéré ici, je ne sais même pas s'il est en bonne santé, personne ne nous dit rien », s'insurgeait un père de famille.
La colère était aussi vive du côté du personnel pénitentiaire : « Cela fait des années que nous interpellons l'administration sur les problèmes d'insécurité qui existent à la maison d'arrêt de Grenoble-Varces. Actuellement, c'est le pire établissement de la région ! », affirmait Stéphane Mazuyer, délégué régional FO.

Rachida Dati, la ministre de la Justice, est arrivée hier vers 23 h 30 à la maison d'arrêt de Varces.

Voici les principaux extraits :

« Ce qui s'est produit aujourd'hui est un véritable drame pour la famille de la victime, mais aussi pour l'institution judiciaire. L'auteur présumé, interpellé tout à l'heure, nie les faits. Il a été interpellé sur une moto faussement immatriculée. Il était en possession d'un fusil à lunette encore chaud.

« Cet établissement, en principe, ne reçoit pas de détenus particulièrement surveillés; tel était le cas de la victime, qui était liée au grand banditisme grenoblois. S'il était détenu à Varces, c'est pour des raisons de proximité avec les services d'enquête qui devaient l'entendre prochainement dans le cadre d'une enquête pour assassinat ».

VILLEFONTAINE
Tué d'un coup de fusil sur le parking d'un centre commercial


Règlement de comptes ou altercation qui aurait mal tourné ? Les témoins qui ont assisté à la scène hier après-midi, peu après 15 heures à Villefontaine décrivent « un vrai carnage », d'une violence brève et extrême. En témoignent les nombreuses traces de sang maculant un véhicule sur lequel la victime s'est probablement appuyée avant de s'effondrer.
L'altercation entre les deux groupes aurait pris un tour violent. « Armé d'un fusil de chasse, l'auteur présumé a tiré à bout portant sur la victime » explique le procureur. À leur arrivée, les secours, appelés par un témoin de la scène, n'ont pu que constater son décès. Le coup de feu a été fatal à M*** G****** - A*****, un jeune homme de 21 ans.


Le procès en appel des meurtriers de Lassad Lamiri, qui devait s'ouvrir ce lundi a du être reporté, l'un des accusés s'étant... volatilisé. Pour Amor Kaak, témoin principal, le calvaire continue.


D'autant qu'il est toujours sans nouvelle de la Chancellerie au sujet de sa demande d'indemnisations pour les préjudices subis.




Depuis près de cinq ans maintenant, Amor Kaak vit dans la terreur d'être tué. Depuis que ce patron de snack a surpris une conversation entre des jeunes parlant de préparatifs d'expédition punitive contre un dénommé Lassad Lamiri. Apprenant peu de temps après la mort par balle de ce dernier à Fontaine, près de Grenoble, il acceptera de témoigner à charge aux assises de l'Isère. Mais le 27 janvier 2007, faute de preuves formelles, les cinq jeunes sont acquittés. Depuis, deux d'entre eux ont été abattus dans des règlements de comptes : Medi M'sallaoui le 24 février 2007, M***** E*** le 24 décembre dernier. Amor Kaak, à qui l'on a demandé de témoigner à visage découvert, dit craindre lui aussi pour sa vie. Il a dû vendre son snack et vit caché, sans argent, dans un village dont le nom reste tenu secret. Tout cela, juste parce qu'il a voulu remplir son devoir de citoyen.


Un des accusés introuvable
Ce lundi 4 février devait se tenir le procès en appel des meurtriers présumés de Lassad Lamiri. Espérant en finir avec ce cauchemar, Amor Kaak a une nouvelle fois accepté de témoigner. Il devra pourtant attendre. Le président de la cour d'assises de Grenoble a en effet délivré une ordonnance de renvoi du procès à septembre prochain. "Pour deux raisons, explique à LCI.fr Pierre-Marie Cuny, avocat général au parquet de Grenoble. La première raison est que l'un des accusés a demandé le report de l'audience car il doit passer des examens professionnels au même moment. Surtout, explique-t-il, l'un des deux autres accusés, à savoir A*** H*******, n'a pu être touché par la convocation". En clair, il n'habite plus à son adresse. A-t-il pris la fuite ? La question reste pour l'heure sans réponse. La Cour attend de recevoir un procès-verbal de recherche infructueuse pour délivrer un mandat d'arrêt et tenir le procès avec ou sans A*** H*******.


Indemnisations : Le silence de la Chancellerie

Pour l'avocat d'Amor Kaak, Maître Dominique Chambon, la pilule est dure à avaler. "Mon client vit dans la peur, sa vie est brisée et il n'en peut plus". Mais ce qui l'indigne le plus aujourd'hui, c'est le silence assourdissant du ministère de la Justice à l'égard de son client. Le 11 décembre dernier, il avait obtenu aux forceps un rendez-vous avec plusieurs hauts fonctionnaires du cabinet de la Garde des Sceaux Rachida Dati. "On nous a confirmé qu'il y avait un vide juridique dans le droit français concernant les personnes comme mon client. Le service d'indemnisation des victimes a pris notre dossier et devrait se prononcer rapidement", avait alors déclaré plustôt optimiste au sortir de la réunion Maître Chambon sur LCI.fr. Pour son client il demande 220 000 euros pour préjudice économique et moral, "une somme raisonnable au regard des préjudices subis", selon lui.

Mais voilà, le ministère ne s'est toujours pas manifesté. "Pourtant des choses ont été entreprises puisque la Chancellerie m'a contacté pour solliciter mon avis, atteste Pierre-Marie Cuny. J'ai à cette occasion rappelé que monsieur Amor Kaak était un témoin essentiel dans l'affaire Lamiri et que les éléments dont il fait état sont tout à fait valables. Son désarroi est plus que compréhensible".

Le délai légal de deux mois expire le 10 février prochain. "Je ne sais pas où cela bloque au cabinet de Rachida Dati mais si la Chancellerie ne se manifeste pas d'ici cette date, explique Maître Chambon sur LCI.fr, je serai obligé de saisir le tribunal administratif au motif de la responsabilité sans faute de l'Etat". Contactée vendredi après-midi, la Chancellerie n'a dans l'immédiat pas donné suite à nos sollicitations. En attendant, Amor kaak n'arrive plus à vivre. L'épée de Damoclès qui pèse sur sa tête est trop lourde.

Tué chez lui de plusieurs balles
Cette expédition peut apparaître comme une réplique à celle de la place des Géants à Grenoble le 31 octobre. En cette soirée d'Halloween, dans cette zone piétonne du quartier de la Villeneuve, un commando fortement armé et portant des gilets pare-balle sous des vestes marquées "Police", avait ouvert le feu touchant mortellement deux hommes.
Le meurtre d'hier démontre également que les quatre interpellations du début du mois à Saint-Alban-Leysse (73) dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Champagnier (38) le 28 avril dernier, n'ont pas entamé la volonté meurtrière des acteurs de cette guerre des gangs. Cette action menée par les policiers grenoblois de la DIPJ de Lyon avait abouti à la mise en examen d'un homme de 35 ans pour "homicide volontaire commis en bande organisée". Il avait été écroué à l'issue de son audition. Un autre homme, arrêté ce matin-là, avait été incarcéré mais pour d'autres affaires. Deux autres personnes avaient été relâchées après avoir été mises hors de cause dans ce dossier.
Une
autopsie du corps de M***** H****** devrait être pratiquée demain et une information judiciaire ouverte dans la foulée. L'enquête a été confiée aux policiers de l'antenne grenobloise de la DIPJ de Lyon. Ces derniers cherchent notamment à établir si une Peugeot 407 retrouvée en feu quelques minutes après le meurtre, rue Eugène Charbonnier à Fontaine, - feu qui s'est propagé à une autre voiture -, a pu ou non être utilisée par le tueur pour prendre la fuite.




Le nom M***** H******, tué hier à son domicile à Fontaine, n'est pas inconnu des services de police ni de la justice. Le jeune homme avait été condamné en mars 2005 à un an de prison pour trafic de stupéfiant. En janvier dernier, il comparaissait devant la cour d'assises de l'Isère pour "complicité" dans une affaire de "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La victime - Lassad Lamiri, 27 ans - avait été tuée le 13 janvier 2003 à Fontaine. À l'issue de plus de cinq jours de débats, M***** H****** était acquitté. Même verdict pour les quatre hommes jugés avec lui. Parmi eux, Medhi M'sallaoui, un jeune homme de 22 ans décédé le 24 février dernier à Sassenage dans une fusillade.

Ces cinq hommes devaient comparaître à nouveau pour cette affaire en février prochain à Valence, le parquet ayant fait appel de l'acquittement général.
Maître Dreyfus l'avocat de M***** H******, nous a expliqué que son client était "inquiet pour sa propre personne depuis que l'un de ses coaccusés avait été assassiné, quelques semaines seulement après l'acquittement". Selon Maître Drefus, son client ne vivait pas caché, "il avait regagné Fontaine depuis plusieurs mois et habitait en famille". "Il considérait que cette guerre des gangs ne lui permettait pas d'aborder le procès en appel avec sérénité". Et l'homme de loi de dénoncer "le gâchis humain" dans ces règlements de compte : "Le corps social dans son ensemble doit être interpellé par une telle frénésie de faits divers".
​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.228) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 19 juin 2010 06:39

Modifié le vendredi 13 mai 2011 12:21

GRENOBLE

GRENOBLEASSISES DE LA DRÔME
Les accusés sont là, mais pas le "témoin-clé" !


Tark Boudieb, Amine Henchour et Rochdi M'Sallaoui se sont bel et bien présentés hier au palais de justice de Valence pour répondre une seconde fois de la mort de Lasaad Lamiri, cet homme de 27 ans tué d'une balle dans l'aine par deux hommes juchés sur un deux-roues, le soir du 13 janvier 2003 à Fontaine, près de Grenoble.
Tous ont en effet été acquittés en première instance à Grenoble, en janvier 2007, et c'est donc le procès en appel qui se tient jusqu'à vendredi devant les assises de la Drôme (voir notre précédente édition).
Sur le banc des accusés, manquaient évidemment Medhi M'Sallaoui et Miloud Hairane, assassinés après leur acquittement, en février et décembre 2007, et pour lesquels l'action publique s'est naturellement éteinte.
Manquait également l'élément clé de ce dossier: Amor Kaak, le seul témoin à charge sur lequel s'appuie la majeure partie de l'accusation.
"Sa présence est absolument indispensable! S'il ne vient pas à la barre, nous demanderons que l'affaire soit renvoyée", indiquaient les avocats de la défense Me Levy-Soussan, Me Girault et Me Ripert.

Une demande de renvoi
que le président examinera...
à la fin des débats!

Ce dernier n'a pourtant pas attendu de savoir si Amor Kaak répondrait à l'appel ou pas: dès l'ouverture de l'audience, il a demandé le renvoi du procès, en mettant ouvertement en cause la crédibilité de ce témoin, mais également celle du lieutenant de police qui a dirigé l'enquête. Ou plutôt les deux enquêtes qui se sont, un temps, chevauchées: Lasaad Lamiri, dealer notoire ("savez-vous où il était une demi-heure avant sa mort? En train de livrer de la cocaïne dans un bar grenoblois!", indiquait Me Ripert), aurait voulu empiéter sur le trafic de stupéfiants dont Miloud Hairane semblait avoir le monopole à Fontaine. Pour l'intimider, une expédition punitive aurait été décidée par Miloud Hairane, fomentée par Rochdi M'Sallaoui puis exécutée par Medhi M'Sallaoui et Amine Henchour, qui devaient "seulement" tirer dans les jambes et non tuer.
Ce dernier répond donc de "violences volontaires avec arme et en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner". Rochdi M'Sallaloui est quant à lui poursuivi pour "complicité".
Or, ce crime aurait été minutieusement organisé - en présence de Tark Boudieb qui se voit accusé d'"abstention volontaire d'empêcher un crime" - dans l'arrière-boutique d'un snack de Fontaine, "L'Opéra" dont la compagne de Miloud Hairane détenait des parts. Son associé n'était autre qu'Amor Kaak.
L'enquête sur le trafic de drogue dont "L'Opéra" semblait être le théâtre avait abouti à l'interpellation de plusieurs personnes, sur la foi d'un témoignage anonyme. Et c'est sur les dires d'Amor Kaak - qui affirme avoir tout entendu des "réunions préparatoires" précédant le crime se tenant dans son snack - que les mis en cause dans la mort de Lasaad Lamiri avaient été arrêtés.
Pour Me Ripert, Amor Kaak a menti et l'enquêteur s'est servi de ce faux témoignage en connaissance de cause. Une version qu'il a longuement développée en première instance, multipliant les incidents, ce qui lui a valu une plainte de la part du policier pour "dénonciations calmonieuses".Son client, Rochdi M'Sallaoui, a alors déposé plainte à son tour contre Amor Kaak pour "faux", et contre l'enquêteur et l'une de ses collègues pour "usage de faux". "Comment pouvez vous juger avant de connaître l'issue de ces plaintes ?", demandait l'avocat.
En réponse à cette demande de renvoi, le président Dubois a décidé de surseoir à statuer à la fin des débats. Or, le policier en question doit précisément venir témoigner cet après-midi...



( Par : Le Dauphiné.com : Vanessa LAIME )


Envoyé spécial à Grenoble

La nuit est tombée sur le quartier de la Villeneuve, ce mercredi soir, lorsqu'une voiture banalisée avec gyrophare s'approche et se gare. Un homme reste au volant. Trois autres descendent. Ils portent des cagoules, des blousons «police», des armes à la main. Ils s'avancent vers un groupe assis sur un muret. Arrivés à quelques mètres, ils lèvent fusils et pistolets automatiques et ouvrent le feu. Une vingtaine d'impacts. Deux personnes sont tuées, trois blessées. L'une, dans un état désespéré, a une balle logée dans la tête. Une autre est maintenue depuis dans un coma artificiel. La scène s'est déroulée le 31 octobre vers 20 h 30, devant de nombreux témoins. Les faux policiers repartent comme ils étaient venus. Au sol, les deux morts s'appellent Morival. Une famille d'origine manouche très connue à Grenoble, dans les services de police comme dans les cités. Christophe Morival , 35 ans, abattu avec son neveu Frédéric, 30 ans, avait la réputation d'être «narvalo». Fou dangereux. Mais en face, cette fois, c'est pire. Ceux qui sont venus le descendre dans son territoire n'ont peur de rien, et tiennent à le montrer. L'escalade a déjà conduit à cinq règlements de compte, faisant huit morts dans l'agglomération grenobloise depuis février. Une spirale qui illustre les mutations d'un grand banditisme investi par d'anciens petits caïds de cités. A Grenoble, comme dans la plupart des grandes villes françaises, le milieu a partiellement cédé la place à des organisations morcelées, moins contrôlables, ne reculant devant aucune violence pour agrandir ou protéger leurs parts du marché de la drogue. Torturer leurs concurrents La genèse de cette guerre remonte au début des années 2000, à Fontaine, en banlieue grenobloise. Un groupe de trafiquants de la ville, redoutés, est derrière les barreaux pour quelques années. Ils avaient installé dans une cité une cave servant à torturer leurs concurrents gênants et les mauvais payeurs. Profitant du fait qu'ils sont à l'ombre pour un moment, un jeune homme, Lasaad Lamiri, monte en puissance et s'installe sur leur territoire. Il travaille avec des trafiquants de quartiers grenoblois, le Village olympique et la Villeneuve. Et notamment avec Christophe Morival. Mais, en 2002, certains des dealers tortionnaires sortent de prison, et Lasaad est abattu dans la rue le 13 janvier 2003, à 27 ans. Pour une fois, un témoin se présente. Sous X d'abord, puis à visage découvert, acceptant même d'être confronté à cinq jeunes qu'il accuse. Serveur dans un snack, il aurait entendu le commanditaire ordonner l'élimination de Lamiri. L'affaire vient aux assises, en janvier 2007. Mais l'avocat Bernard Ripert, celui d'Action directe hier, retourne les jurés et parvient à faire acquitter cinq prévenus, dont le meurtrier présumé, Mehdi M'Sallaoui (22 ans). Ecoeurement silencieux des familles de victimes. Effarement des policiers et magistrats. «Dans le milieu judiciaire comme dans la police, tout le monde a compris immédiatement ce qui allait se passer après ce verdict», explique un proche du dossier. Dans les quartiers, tout le monde s'attend à ce que les amis de Lamiri rendent justice eux-mêmes. Ceux de Fontaine décident alors de prendre les devants, et d'éliminer les plus dangereux d'en face, notamment Christophe Morival. Le 11 février 2007, sur le parking Karl-Marx, à Grenoble, celui-ci se trouve dans une voiture, avec trois amis, lorsque deux autres véhicules arrivent. Leurs occupants ouvrent le feu avec des kalachnikovs et des pistolets automatiques. Une soixantaine d'impacts seront relevés. Sabil (23 ans) est tué. Un autre, le nerf sciatique sectionné, restera paralysé. Mais Christophe Morival s'échappe, comme son plus proche lieutenant. «Ailleurs, ça aurait pu servir d'avertissement, glisse un enquêteur. Ici, on s'est dit que ça allait être très chaud, d'autant qu'ils avaient loupé les deux plus dangereux.» La riposte ne tarde pas.

La police qualifie, en tout cas, le triple assassinat du 24 février à Sassenage de « travail de pro ». Ce jour-là, en réplique à une fusillade à la kalachnikov treize jours plus tôt à Fontaine, les tueurs n'ont pas hésité à se faire passer pour des policiers.

Le 24 février, trois jeunes gens de Fontaine circulent dans une R21. Il y a notamment Mehdi, acquitté un mois plus tôt pour le meurtre de Lamiri. Derrière eux, une Citroën Xsara avec un gyrophare les prend en chasse. La poursuite s'achève dans une zone industrielle de Sassenage. La R21 est bloquée sur le bas-côté, les agresseurs descendent. Ils abattent d'abord Mehdi à bout touchant. Le garçon portait un gilet pare-balles, un pistolet automatique. Il savait à quoi s'attendre. «Quand la justice ne se fait pas dans le prétoire, elle se fait sur le trottoir», commente un travailleur social écoeuré de voir «s'entretuer des gamins qu'on a vu grandir». Les deux autres, Azouz et Houssan (22 ans tous les deux) sont extraits de la voiture, mis à genoux et exécutés d'une décharge dans la nuque. Cette fois, les comptes se règlent à la chevrotine. Dans le clan Morival, «c'est plus pro, avec un armement plus classique», commente un enquêteur. Chez ceux de Fontaine, les armes sont moins conventionnelles. La kalachnikov, par exemple, se trouve pour pas cher (à partir de 150 euros), mais ses rafales sont imprécises. «On voit aussi qu'ils utilisent de tout comme munitions, poursuit l'enquêteur. C'est moins pro et plus dangereux.» Deux mois plus tard, un autre garçon de Fontaine est abattu, sur une petite route surplombant Grenoble. Tombé dans un guet-apens. Avec la complicité d'un homme qui travaillait pour les deux clans, détail qui éclaire la complexité de ces règlements de comptes. Autour, quelques bouquets de roses laissés par les familles endeuillées. Medhi M'Salaoui, 22 ans, la cible principale de cette expédition, venait de sortir de prison, « blanchi » pour le meurtre d'un dealer commis en 2003. «Il ne s'agit pas de bandes organisées, structurées, explique un bon connaisseur de la situation. Les alliances se font et se défont au gré des affaires et celui qui était avec toi hier peut te baiser demain. C'est pour ça que c'est incontrôlable.» Il ne s'agit pas plus de guerres de quartier. La plupart des acteurs viennent de Fontaine d'un côté, de la Villeneuve ou du Village olympique de l'autre. Au total, huit quartiers semblent concernés, mais les bandes sont parfois composées de membres issus de différentes zones. Les choses semblent ensuite se calmer quelques mois. Mais le 28 juillet, sur le parking d'un gymnase, à Eybens, un proche de Morival est exécuté d'une balle dans la tête. Ses agresseurs préviennent qu'ils n'en resteront pas là. Ils cherchent toujours Christophe Morival. Ce dernier et ses proches sont sur leurs gardes. Morival a de la famille à la Villeneuve. Il se replie là et s'y pense sans doute en sécurité. En venant l'abattre sur son territoire, en reprenant au passage le scénario des faux policiers, ceux de Fontaine ont montré qu'ils étaient prêts à tout, qu'ils n'avaient peur de rien. «Scarface» C'est une phrase qui revient souvent, dans certains quartiers, comme un guide de survie : «Etre plus fou que celui d'en face». Educateurs et travailleurs sociaux observent, désemparés, ceux que le responsable d'une structure de quartier de Grenoble appelle «les gamins K-way». Parce que tout semble leur glisser dessus, la peur, la joie et les douleurs. «Ils acceptent de mourir tôt pour vivre bien, explique un autre. Ils disent qu'ils ont trente ans d'espérance de vie. L'argent passe dans les belles voitures achetées ou louées, les fêtes avec de la coke et des putes, parfois des virées à Saint-Tropez pour claquer comme les autres sur les plages. Ils ont été nourris par les séries télévisées et les films violents. Leur référence, c'est Scarface. Alors ils sont dans l'instant et ils ont banalisé la mort.» Selon un enquêteur, certains brassent des sommes énormes, mais n'ont quasiment aucun patrimoine connu. On est loin, là aussi, du milieu traditionnel, qui s'achetait des affaires dans Grenoble et sa banlieue. L'agglomération, en revanche, a toujours connu des règlements de comptes saignants. C'est presque une marque de fabrique du banditisme local. Les policiers comptent plus de 50 morts depuis 1975. Et 64 tentatives sur les dix-sept dernières années. Les vendettas ont commencé lorsque les «Italiens» ont entrepris de remplacer le milieu corse, à la fin des années 50. Puis se sont poursuivies entre Italo-Grenoblois (la ville compte 40 000 personnes originaires de Sicile) et entre Italo-Grenoblois et manouches de vieilles cités du centre-ville. Puis s'y sont mêlés les caïds émancipés de leurs quartiers. «Ici, dit un policier, menacer ne suffit pas. Si tu veux étendre ton territoire, il faut aller au bout. Dès qu'il y a du frottement sur une zone, cela se termine par une purge.» La précédente avait déjà envoyé sept personnes au cimetière, entre août 2001 et mars 2002. «Le témoin a dû fuir» Derrière les vengeances de ces derniers mois se joue aussi, selon les enquêteurs, le contrôle de l'agglomération grenobloise et du Sud-Isère, avec ses stations de ski aux parts de marché alléchantes pour les trafiquants. Ces semi-grossistes qui s'entredéchirent font venir essentiellement de la cocaïne, du haschisch et du LSD. Très peu d'héroïne sur Grenoble. Leur morcellement fait que les prix chutent régulièrement, lorsque le marché est inondé. Ces temps-ci, une mauvaise cocaïne, qui circule à 28 euros le gramme, a tué une consommatrice, plus discrètement que les règlements de comptes entre dealers. Le morcellement complique aussi le travail des policiers, qu'une partie de la population soupçonne de compter les points en regardant les voyous se trucider. Dans leur folie, les nouveaux trafiquants sont aussi astucieux. Difficiles à filer et à loger, ils dorment rarement au même endroit, ont imaginé un moyen de communiquer sans passer par le téléphone. Les renseignements seraient également difficiles à obtenir, les enquêteurs se heurtant à l'omerta, même de la part des familles de victimes. «Mais comment voulez-vous témoigner lorsque circulent de tels fous dangereux ?», demande une mère qui a perdu un garçon voilà quelques années. L'acquittement aux assises, en janvier, a aussi fait beaucoup de mal. «Pour une fois, quelqu'un a eu le courage de témoigner, remarque un travailleur social. Mais les auteurs ont été acquittés et le témoin n'a jamais été protégé. Il a dû fuir Grenoble et se retrouve à la dérive. Les gens savent beaucoup de choses. Mais là, quelqu'un parle et on le met en danger. Tout le monde a compris. Plus personne ne parlera.» Les Morival ont enterré leurs morts mardi. Craignant de tomber sur trop de policiers et de journalistes, certains membres de la famille avaient préféré s'abstenir. Que va-t-il se passer maintenant ? «Tant qu'il en restera d'assez fous debout, ça continuera»,pronostique un policier.


AGGLOMÉRATION GRENOBLOISE : FUSILLADE DE FONTAINE.


Les victimes ont été attaquées au fusil de chasse et à l'arme de guerre !
Sur fond de guerre des gangs




A**** B********, l'homme de 34 ans très gravement blessé dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un règlement de comptes à l'arme à feu sur le parking du parc Karl-Marx à Fontaine, était toujours dans un état critique hier après avoir été opéré au CHU de Grenoble-La Tronche.







A**** B*******, l'homme de 34 ans très gravement blessé dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un règlement de comptes à l'arme à feu sur le parking du parc Karl-Marx à Fontaine, était toujours dans un état critique hier après avoir été opéré au CHU de Grenoble-La Tronche. Au cours du guet-apens, une trentaine de coups de feu ont été tirés par les assaillants au moyen de deux armes, dont un fusil d'assaut !
Comme nous le révélions dans notre édition d'hier, ce jeune du quartier de la Villeneuve et quatre de ses amis ont été pris pour cible par des tueurs qui sont parvenus à prendre la fuite. L'une des quatre victimes, S**** D****, 23 ans, est mort des suites de ses blessures, un autre homme, C****** A*****, 27 ans, étant quant à lui sérieusement touché aux jambes. Les deux dernières "cibles" sont quant à elles sorties indemnes du guet-apens. On en sait plus aujourd'hui sur le scénario de ce règlement de comptes qui s'inscrit dans la tradition d'extrême violence cultivée il y a quelques années encore par le seul banditisme, et qui gagne progressivement les sphères de la délinquance intermédiaire.




Retour en arriere





Il est 1 heure ce dimanche. C****** A*****, A**** B*******, S**** D**** et leurs deux amis ont garé leurs deux voitures sur le petit parking du parc Karl-Marx. ravitaillés au fast-food du coin. Subitement, une voiture surgit et stoppe à dix mètres. Un homme bondit et fait feu à l'arme automatique.
Les enquêteurs de la PJ retrouveront une trentaine d'étuis de projectiles, dont le calibre est proche des balles approvisionnant les fusils d'assaut modernes. A**** B******* est touché de trois balles au thorax. C****** A***** d'au moins un projectile à une jambe. S**** D**** et les deux autres parviennent à s'enfuir. Mais D**** est atteint d'une balle dans le dos. Il continue à courir, s'éloigne dans l'ombre du parc, et s'écroule, mort, 150 mètres plus loin, à côté d'une aire de jeux pour enfants : le projectile a provoqué une fatale hémorragie interne.



12/02/2007




Un second tireur attendait derrière la haie !





Quant aux deux autres personnes visées, c'est en réalité un miracle qu'elle n'aient pas été touchées. Car derrière la haie, garée le long de la rue qui relie le rond-point de l'allée des Balmes, attend une deuxième voiture. À l'intérieur, au moins deux hommes, dont l'un est armé d'un fusil. À l'instant où les deux hommes sautent par dessus la haie, le tireur fait feu à plusieurs reprises, mais sans les toucher. Les policiers retrouveront trois cartouches de 12 mm ! Les rescapés vont évacuer eux-mêmes les deux blessés vers la clinique des Cèdres. Quant à S**** D****, les policiers le retrouveront sans vie dans le parc.
L'ensemble des victimes étant déjà connues de la justice, c'est vers un règlement de comptes ayant pour enjeu une suprématie dans le contrôle de l'économie parallèle de quartiers que la PJ semble s'orienter. Les cinq hommes avaient-ils rendez-vous ? Ont-ils été filés ? Quoi qu'il en soit, "les assaillants ont fait preuve d'une grande fébrilité. En outre, ils ont utilisé une arme automatique peu employée par le banditisme traditionnel", note une source judiciaire, qui évoque une montée de la violence la plus radicale ces derniers temps dans les milieux de la délinquance émergente.


​ 0 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.228) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le dimanche 20 juin 2010 15:22

Modifié le mardi 17 mai 2011 14:29

GRENOBLE

GRENOBLEA Grenoble, caïds de cités et manouches s'affrontent dans une guerre sans merci pour le contrôle du trafic de drogue. Une spirale de règlements de comptes sanglants qui a encore fait deux morts la semaine dernière.

Deux hommes ont été tués et trois autres ont été blessés dont deux grièvement dans une fusillade mercredi soir à Grenoble au cours d'un nouveau règlement de comptes entre de l'agglomération grenobloise, qui se disputent le contrôle du trafic local de stupéfiants.

Avec ce nouvel épisode, huit personnes ont été abattues par balles dans plusieurs règlements de comptes dans le milieu des trafiquants de drogue à Grenoble et dans ses environs, depuis le début de 2007.

"Ces gens (les victimes, ndlr) se connaissent, il y a un lien entre eux", a expliqué le procureur de la République, Serge Samuel, au cours d'une conférence de presse jeudi après-midi.

"Nous avons affaire à deux groupes qui trafiquent de la drogue et qui ont voulu déborder de leur quartier. Puis, il y a aussi un phénomène de vengeance, qui entraîne une autre vengeance", a ajouté le procureur.

Vers 20H30 mercredi, trois hommes fortement armés arrivés dans la partie piétonne du quartier sensible de la Villeneuve ont tiré à feu nourri sur un groupe de personnes assises sur un muret, place des Géants, avant de s'enfuir.

"J'ai vu les tireurs de mon balcon, ils étaient trois, petits, pas très costauds, habillés de noir avec des cagoules, ils ont tiré lentement, et puis sont repartis en courant", a expliqué un habitant. Les trois hommes étaient armés de plusieurs gros calibres, dont au moins un pistolet automatique et un fusil de calibre 12.

"Ça devient Chicago ici, maintenant, j'interdis à mes enfants de jouer dehors", a déploré un autre habitant.

Les trois agresseurs sont activement recherchés et aucune interpellation n'avait eu lieu jeudi après-midi, a indiqué la police.

Parmi les morts figurent Frédéric Morival, 30 ans, et son oncle Christophe Morival, 35 ans, ce dernier bien connu des services de police pour des histoires de drogue et considéré comme un des chefs du gang de la Villeneuve.

Les trois blessés, deux graves et un léger, touché à la main, ont été transportés au CHU de Grenoble, selon la même source policière. Le blessé le plus léger devrait être entendu vendredi.

Christophe Morival avait échappé à la mort le 28 juillet, à Eybens, dans la banlieue grenobloise. Les deux hommes lancés à sa recherche s'étaient trompés de cible et avaient abattu par erreur un Grenoblois de 22 ans.

"De loin cela ressemble à une guerre entre un gang de la Villeneuve, et le gang de la commune voisine de Fontaine (Isère), mais c'est plus compliqué que cela, car il y a des Grenoblois et des Fontainois dans chaque groupe", a indiqué un policier sous le couvert de l'anonymat.

Selon lui, il y a de chaque côté un noyau dur d'une dizaine de personnes, relié à des sous-groupes de complices et l'enquête se heurte à une véritable loi du silence. "Même les mères et les soeurs des victimes, souvent plus conciliantes avec la police, refusent de parler", a ajouté le policier.

L'enquête a été confiée à l'antenne grenobloise de la Direction interrégionale de police judiciaire (DIPJ) de Lyon.
Une spirale qui illustre les mutations d'un grand banditisme investi par d'anciens petits caïds de cités. A Grenoble, comme dans la plupart des grandes villes françaises, le milieu a partiellement cédé la place à des organisations morcelées, moins contrôlables, ne reculant devant aucune violence pour agrandir ou protéger leurs parts du marché de la drogue.


Torturer leurs concurrents


La genèse de cette guerre remonte au début des années 2000, à Fontaine, en banlieue grenobloise. Un groupe de trafiquants de la ville, redoutés, est derrière les barreaux pour quelques années. Ils avaient installé dans une cité une cave servant à torturer leurs concurrents gênants et les mauvais payeurs. Profitant du fait qu'ils sont à l'ombre pour un moment, un jeune homme, Lassad Lamiri, monte en puissance et s'installe sur leur territoire. Il travaille avec des trafiquants de quartiers grenoblois, le Village olympique et la Villeneuve. Et notamment avec Christophe Morival. Mais, en 2002, certains des dealers tortionnaires sortent de prison, et Lamiri est abattu dans la rue le 13 janvier 2003, à 27 ans.


Pour une fois, un témoin se présente. Sous X d'abord, puis à visage découvert, acceptant même d'être confronté à cinq jeunes qu'il accuse. Serveur dans un snack, il aurait entendu le commanditaire ordonner l'élimination de Lamiri. L'affaire vient aux assises, en janvier 2007. Mais l'avocat Bernard Ripert, celui d'Action directe hier, retourne les jurés et parvient à faire acquitter cinq prévenus, dont le meurtrier présumé, Medhi M'sallaoui (22 ans). Ec½urement silencieux des familles de victimes. Effarement des policiers et magistrats. «Dans le milieu judiciaire comme dans la police, tout le monde a compris immédiatement ce qui allait se passer après ce verdict» , explique un proche du dossier.


Dans les quartiers, tout le monde s'attend à ce que les amis de Lamiri rendent justice eux-mêmes. Ceux de Fontaine décident alors de prendre les devants, et d'éliminer les plus dangereux d'en face, notamment Christophe Morival. Le 11 février 2007, sur le parking Karl-Marx, à Grenoble, celui-ci se trouve dans une voiture, avec trois amis, lorsque deux autres véhicules arrivent. Leurs occupants ouvrent le feu avec des kalachnikovs et des pistolets automatiques. Une soixantaine d'impacts seront relevés. Sabil (23 ans) est tué. Un autre, le nerf sciatique sectionné, restera paralysé. Mais Chritophe Morival s'échappe, comme son plus proche lieutenant. «Ailleurs, ça aurait pu servir d'avertissement, glisse un enquêteur. Ici, on s'est dit que ça allait être très chaud, d'autant qu'ils avaient loupé les deux plus dangereux.»

La riposte ne tarde pas. Le 24 février, trois jeunes gens de Fontaine circulent dans une R21. Il y a notamment Medhi, acquitté un mois plus tôt pour le meurtre de Lamiri. Derrière eux, une Citroën Xsara avec un gyrophare les prend en chasse. La poursuite s'achève dans une zone industrielle de Sassenage. La R21 est bloquée sur le bas-côté, les agresseurs descendent. Ils abattent d'abord Medhi à bout touchant. Le garçon portait un gilet pare-balles, un pistolet automatique. Il savait à quoi s'attendre. «Quand la justice ne se fait pas dans le prétoire, elle se fait sur le trottoir» , commente un travailleur social éc½uré de voir «s'entretuer des gamins qu'on a vu grandir» . Les deux autres, Azzouz et Houssan (22 ans tous les deux) sont extraits de la voiture, mis à genoux et exécutés d'une décharge dans la nuque. Cette fois, les comptes se règlent à la chevrotine. Dans le clan Morival, «c'est plus pro, avec un armement plus classique» , commente un enquêteur. Chez ceux de Fontaine, les armes sont moins conventionnelles. La kalachnikov, par exemple, se trouve pour pas cher (à partir de 150 euros), mais ses rafales sont imprécises. «On voit aussi qu'ils utilisent de tout comme munitions , poursuit l'enquêteur. C'est moins pro et plus dangereux.»

Deux mois plus tard, un autre garçon de Fontaine est abattu, sur une petite route surplombant Grenoble. Tombé dans un guet-apens. Avec la complicité d'un homme qui travaillait pour les deux clans, détail qui éclaire la complexité de ces règlements de comptes. «Il ne s'agit pas de bandes organisées, structurées, explique un bon connaisseur de la situation. Les alliances se font et se défont au gré des affaires et celui qui était avec toi hier peut te baiser demain. C'est pour ça que c'est incontrôlable.» Il ne s'agit pas plus de guerres de quartier. La plupart des acteurs viennent de Fontaine d'un côté, de la Villeneuve ou du Village olympique de l'autre. Au total, huit quartiers semblent concernés, mais les bandes sont parfois composées de membres issus de différentes zones.

Les choses semblent ensuite se calmer quelques mois. Mais le 28 juillet, sur le parking d'un gymnase, à Eybens, un proche de Morival est exécuté d'une balle dans la tête. Ses agresseurs préviennent qu'ils n'en resteront pas là. Ils cherchent toujours Christophe Morival. Ce dernier et ses proches sont sur leurs gardes. Morival a de la famille à la Villeneuve. Il se replie là et s'y pense sans doute en sécurité. En venant l'abattre sur son territoire, en reprenant au passage le scénario des faux policiers, ceux de Fontaine ont montré qu'ils étaient prêts à tout, qu'ils n'avaient peur de rien.





SCARFACE



C'est une phrase qui revient souvent, dans certains quartiers, comme un guide de survie : «Etre plus fou que celui d'en face» . Educateurs et travailleurs sociaux observent, désemparés, ceux que le responsable d'une structure de quartier de Grenoble appelle «les gamins K-way» . Parce que tout semble leur glisser dessus, la peur, la joie et les douleurs. «Ils acceptent de mourir tôt pour vivre bien, explique un autre. Ils disent qu'ils ont trente ans d'espérance de vie. L'argent passe dans les belles voitures achetées ou louées, les fêtes avec de la coke et des putes, parfois des virées à Saint-Tropez pour claquer comme les autres sur les plages. Ils ont été nourris par les séries télévisées et les films violents. Leur référence, c'est Scarface. Alors ils sont dans l'instant et ils ont banalisé la mort.» Selon un enquêteur, certains brassent des sommes énormes, mais n'ont quasiment aucun patrimoine connu. On est loin, là aussi, du milieu traditionnel, qui s'achetait des affaires dans Grenoble et sa banlieue.

L'agglomération, en revanche, a toujours connu des règlements de comptes saignants. C'est presque une marque de fabrique du banditisme local. Les policiers comptent plus de 50 morts depuis 1975. Et 64 tentatives sur les dix-sept dernières années. Les vendettas ont commencé lorsque les «Italiens» ont entrepris de remplacer le milieu corse, à la fin des années 50. Puis se sont poursuivies entre Italo-Grenoblois (la ville compte 40 000 personnes originaires de Sicile) et entre Italo-Grenoblois et manouches de vieilles cités du centre-ville. Puis s'y sont mêlés les caïds émancipés de leurs quartiers. «Ici, dit un policier, menacer ne suffit pas. Si tu veux étendre ton territoire, il faut aller au bout. Dès qu'il y a du frottement sur une zone, cela se termine par une purge.» La précédente avait déjà envoyé sept personnes au cimetière, entre août 2001 et mars 2002.



«Le témoin a dû fuir»


Derrière les vengeances de ces derniers mois se joue aussi, selon les enquêteurs, le contrôle de l'agglomération grenobloise et du Sud-Isère, avec ses stations de ski aux parts de marché alléchantes pour les trafiquants. Ces semi-grossistes qui s'entredéchirent font venir essentiellement de la cocaïne, du haschisch et du LSD , peu d'héroïne sur Grenoble. Leur morcellement fait que les prix chutent régulièrement, lorsque le marché est inondé. Ces temps-ci, une mauvaise cocaïne, qui circule à 28 euros le gramme, a tué une consommatrice, plus discrètement que les règlements de comptes entre dealers.

Le morcellement complique aussi le travail des policiers, qu'une partie de la population soupçonne de compter les points en regardant les voyous se trucider. Dans leur folie, les nouveaux trafiquants sont aussi astucieux. Difficiles à filer et à loger, ils dorment rarement au même endroit, ont imaginé un moyen de communiquer sans passer par le téléphone.

Les renseignements seraient également difficiles à obtenir, les enquêteurs se heurtant à l'omerta, même de la part des familles de victimes. «Mais comment voulez-vous témoigner lorsque circulent de tels fous dangereux ?» , demande une mère qui a perdu un garçon voilà quelques années. L'acquittement aux assises, en janvier, a aussi fait beaucoup de mal. «Pour une fois, quelqu'un a eu le courage de témoigner, remarque un travailleur social. Mais les auteurs ont été acquittés et le témoin n'a jamais été protégé. Il a dû fuir Grenoble et se retrouve à la dérive. Les gens savent beaucoup de choses. Mais là, quelqu'un parle et on le met en danger. Tout le monde a compris. Plus personne ne parlera.»

Les Morival ont enterré leurs morts mardi. Craignant de tomber sur trop de policiers et de journalistes, certains membres de la famille avaient préféré s'abstenir. Que va-t-il se passer maintenant ? «Tant qu'il en restera d'assez fous debout, ça continuera» , pronostique un policier.


Voici les dates des précédentes fusillades de la guerre des gangs qui se déroule dans la région grenobloise depuis plusieurs semaines :

- Le 31 octobre, alors qu'ils sont assis sur un muret de brique de la place des Géants dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, Christophe Morival, 35 ans et son neveu Frédéric Morival, 30 ans, sont abattus par un commando de trois hommes habillés de noir et cagoulés. Deux autres personnes sont grièvement blessées, Mauricio Torres, 27 ans, et Stéphane Morival, 32 ans. Une cinquième personne est plus légèrement blessée.

- Le 28 juillet, à Eybens, dans la banlieue grenobloise, deux hommes à la recherche de Christophe Morival abattent Bilel Boualita, un Grenoblois de 22 ans victime sans doute d'une erreur de la part du commando.

- Le 28 avril, attiré sur une route de montagne à Champagnier (Isère), Ali Kadraoui, 38 ans, est abattu. Son ami Oualid Mokrane, 31 ans, est grièvement blessé. Leur chauffeur, suspecté d'être de mèche avec les tireurs, est interpellé.

- Le 24 février, dans la banlieue grenobloise, à Sassenage, Azzouz Attalah, 22 ans, Houssan Nigri, 22 ans et Medhi M'Sallaoui, 22 ans, originaires de Fontaine (Isère), sont poursuivis par une voiture à gyrophare et abattus. M'Sallaoui a ensuite comparu en janvier pour une affaire de règlement de comptes avec quatre complices avant d'être acquitté faute de preuve. Dans cette affaire, un ancien gérant de snack, Amor Kaak, qui avait témoigné en janvier contre les cinq personnes, affirme être menacé de mort et demande des dommages et intérêts à l'Etat.

- Le 11 février à Fontaine, une commando blesse au fusil mitrailleur Ahmed Belabbes et Charles Aprile et tue Sabil Dibbih, 23 ans, ce dernier étant probablement une victime collatérale.


L'Isère (38), mourir pour Grenoble

Si le Milieu existe depuis bien longtemps à Grenoble, c'est surtout dans les années 60 qu'il est monté en puissance. Après l'éjection des corses, la grande criminalité grenobloise a été principalement le fait de natifs de la ville : gitans et Italiens (la ville abrite la plus grosse communauté sicilienne de France) pour beaucoup d'entre eux. Parmi les différentes bandes redoutées du coin, certaines vont se démarquer dans les années 70-80, notamment le célèbre "gang des italos-grenoblois", la "bande des Corses" (en provenance de Lyon), et la (plus jeune) "bande de l'Abbaye". Les voyous isérois se bagarreront 30 ans durant dans de sanglantes guerres pour le contrôle de la prostitution, du monde la nuit ou des machines à sous.

Mais dans le courant des années 2000 le vent tourne : les "anciens" se font de moins en moins présents et, comme partout ailleurs en France, les mecs de cité (notamment de Fontaine, en banlieue, et de La Villeneuve) reprennent le flambeau, avec pour mamelle le très juteux gâteau des stups. Et, comme pour perpétrer la tradition iséroise, ils vont eux aussi se lancer dans des vendettas sans fin. À croire que l'air du 38 rende violent.

Quelques figures de ce département: Mathieu Mattéi, Michel Luisi, Jean-Antoine Bavière, Jean-Pierre Maldera, Miloud Hairane, Jean-Christophe Morival.



​ 0 | 1 |
Commenter

Plus d'informationsN'oublie pas que les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits par les conditions générales d'utilisation de Skyrock et que tu peux être identifié par ton adresse internet (38.107.179.228) si quelqu'un porte plainte.

Tu n'es pas identifié. Clique ici pour te connecter à ton compte

#Posté le samedi 19 juin 2010 07:42

Modifié le vendredi 13 mai 2011 12:44

Publicité
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • Suivant
Skyrock.com
  • Skyrock

    • Annonceurs
    • Jobs
    • Contact
    • Sources
    • Poster sur mon blog
    • Développeurs
  • Infos

    • Sécurité
    • Conditions
    • Aide
    • Signaler un abus
    • En chiffres
  • Mobile

    • Ton mobile
    • iPhone
    • Android
    • BlackBerry
    • Nokia
    • Samsung Wave
    • Windows Phone
  • Pays

    • International (english)
    • France
    • Canada (français)
    • Belgique (français)
    • Maroc (français)
  • Autres sites

    • Skyrock.fm
    • Tasanté
    • kwest
    • Zipalo
  • Blogs

    • L'équipe Skyrock
    • Honneurs
    • Vidéos
    • Gadgets
    • Newsmusic
    • Thèmes